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Le 9 novembre 2016 - 19h30

Projection de "À la poursuite de la paix"

Prix :
7$ régulier | 6$ réduit (membres, étudiants et aînés) | Gratuit 12 ans et moins
Lieu :
Salle bleue
Par :
de Garry Beitel | en présence du réalisateur dans le cadre des JQSI

Synopsis :

République démocratique du Congo, Soudan du Sud, Irak, Kurdistan... partout dans le monde, les conflits sanglants, à petite ou grande échelle, se multiplient. Devenus plus complexes avec les années, ils touchent également de plus en plus les civils. Mais comment faire cesser ces guerres ? Si les vœux pieux n’y peuvent pas grand-chose, médiateurs, négociateurs ou animateurs d’initiatives communautaires vont, eux, sur le terrain pour concrètement essayer de briser les cycles de violence. Garry Beitel en a rencontré plusieurs qui partagent avec une franchise rare leurs convictions et leurs désillusions, leurs méthodes et leurs visions dans un film élégamment photographié par Philippe Lavalette et résolument tourné vers l’espoir.


«En produisant ce documentaire, je voulais démontrer le caractère essentiel des médiateurs dans les conflits internationaux», explique Garry Beitel. «Ce qui m’intéresse ce sont les motivations de ces gens, qui décident d’aller s’impliquer directement dans les zones de conflit avec des organisations internationales», poursuit le réalisateur.

Pour Kai Brand-Jacobsen, directeur du Département des opérations pour la paix de la Peace Action, Training and Research Institute of Romania (PATRIR), la volonté des gens à trouver des solutions pacifiques est primordiale pour régler des différends. «Les gens veulent quelque chose de mieux et ça n’arrivera que si on les aide à l’obtenir», déclare le directeur. Selon Andrew Marshall, médiateur de conflits armés établi à Genève, le contexte dans lequel les agents de la paix évoluent aujourd’hui rend leur travail d’autant plus difficile. «Les guerres sont devenues beaucoup plus compliquées qu’elles étaient avant, indique le médiateur. Il y a une fracturation des groupes qui rend les conflits très complexes, puisqu’on ne sait plus par où commencer pour entamer un processus de paix.»

Une lueur d’espoir

Bien que le documentaire présente par moment des litiges qui peuvent sembler sans issue, Garry Beitel souhaite laisser un message d’espoir à l’auditeur. «Il faut croire dans la possibilité de surmonter des obstacles colossaux comme ceux démontrés dans le documentaire. Pour moi, c’est le but principal du film: donner espoir aux gens face à un cynisme ancré profondément dans notre société», déclare le récipiendaire de la Bourse de carrière du Conseil des arts et des lettres du Québec.

Selon le cinéaste, le rayonnement du Canada à l’international demeure une situation alarmante. «Depuis les vingt dernières années, le Canada s’est retiré de la plupart des missions de paix de l’ONU. Nous avons dégringolé du premier rang en terme d’aide humanitaire au soixante-huitième. C’est déplorable», laisse tomber M. Beitel. Néanmoins, la nomination récente du gouvernement libéral de Justin Trudeau pourrait changer les choses. «Le gouvernement Trudeau peut nous aider à retrouver une certaine notoriété sur la scène internationale. Mais il faudra voir comment il traduira ses promesses concrètement», déclare le réalisateur.

par François Breton-Champigny - Montréal Campus

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