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Le 14 septembre 2017 - 19h30

Projection de "Le commun des mortels"

Prix :
7 $ régulier / 6 $ réduit / gratuit 12 ans et moins
Lieu :
Salle Bleue
Par :
Synopsis Le commun des mortels, c'est le récit de la vie en marge des événements qui est notre lot à tous. Une vie de débrouille, de symboles, de foi, de sueur... Comment un homme simple, Éverard Leblanc, s'est-il « débrouillé » pour traverser ce siècle? Un narrateur nous raconte: du Canada français au Québec, de la ruralité cantonnée à la modernité éclatée, du catholicisme véhément au vidage des églises, de la vie à la mort, il nous raconte l'histoire d'Éverard et de son siècle, de ces jalons où, chaque fois qu'il se débrouillait, Éverard subissait l'épreuve du progrès et de cette chose si changeante qui a connu de nombreuses révolutions et que l'on nomme l'économie. Deux histoires nous sont racontées: la grande histoire du siècle et la petite histoire d'Éverard.


ANDRÉ DUCHESNE
La Presse

L'histoire: Le documentariste Carl Leblanc tourne un film sur la vie de son père Éverard, un Gaspésien mort à l'aube de ses 90 ans dans un CHSLD de son coin de pays. Le cinéaste fait la démonstration qu'en dépit du caractère totalement effacé du personnage, ce dernier occupe une place importante dans la société.

Dans le passé, Carl Leblanc s'est intéressé à des personnages dont l'existence a transcendé des événements bouleversants tels Fania Fainer, une survivante de l'Holocauste (Le coeur d'Auschwitz) et James Richard Cross, enlevé par le FLQ (L'otage).

Cette fois, il nous emmène ailleurs, dans l'histoire anonyme de son père Éverard, un cuisinier/bûcheron/vendeur gaspésien. Si le voyage est différent, les leçons à en tirer sont les mêmes et l'aspect narratif est teinté du même brio.

Le cinéaste alimente son histoire par des bouts d'entrevues avec son père. Il intercale quelques souvenirs familiaux et trace un parallèle entre le parcours d'Éverard et ceux de René Lévesque, Fidel Castro et Charles Aznavour qui, nés comme lui dans les années 20, sont partis de rien et sont entrés dans le dictionnaire. Puis, il fait commenter la vie de son sujet par des intellectuels québécois souvent invités à analyser des phénomènes de société à des années-lumière de l'existence d'Éverard. Magnifique contre-emploi!

Cette brillante construction du récit nous amène petit à petit à réaliser qu'en dépit de cette existence anonyme, Éverard Leblanc occupait une place importante, voire essentielle, dans le siècle. «Nous sommes tous des Éverard», dit Lucien Bouchard avec justesse.

Certains aspects, comme la surdose de plans aériens ou - surtout - le fait que Leblanc a filmé de façon frontale son père en fin de vie, prêteront sans doute le flanc à la critique. Nous y voyons plutôt un hommage immense, senti, sensible, à cet homme qui a tracé un sillon, aimé, transmis. Avec ce film, Carl Leblanc fait don du précieux héritage de son père.

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