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Le 23 octobre 2012 - 19h30

Projection de "Marina Abramovic: The Artist is Present"

Prix :
6$ régulier | 5$ réduit (membres, étudiants et aînés) | Gratuit 12 ans et moins
Lieu :
Salle bleue
Par :
MARINA ABRAMOVIC: THE ARTIST IS PRESENT
de Matthew Akers et Jeff Dupré | État-Unis | 2012 | Documentaire | 106 min.
V.o.a. avec s.-t. français

Marina Abramovic est l'une des artistes contemporaines les plus importantes de notre époque. Pionnière de la performance en tant qu'art visuel, la créatrice d'origine serbe choque, émeut, fait réfléchir depuis près de 40 ans.

Au centre de sa pratique, le corps et les relations humaines. En public, au cours de toutes ces années, elle s'est dénudée, flagellée, mutilée pour parler de politique, de conflits, de violence, de torture, mais aussi de dualité, d'intimité, d'amour et de passion, notamment avec son mari, l'artiste allemand Ulay, pendant 13 ans.

«L'artiste doit être un guerrier, pense Abramovic. Il doit être déterminé et avoir l'énergie de conquérir de nouveaux territoires, y compris lui-même et ses faiblesses. Peu importe l'art que vous pratiquez, l'important c'est dans quel état d'esprit vous le faites. La performance est une question d'état d'esprit», explique cette grande dame âgée de 65 ans.

Le film raconte sa carrière avec, comme fil conducteur, la rétrospective présentée au MoMA à New York en 2010. Pendant trois mois, à raison de sept heures par jour, Marina Abramovic s'est assise dans une salle du musée face à des membres du public. Cette performance de plus de 700 heures aura été vécue par 750 000 spectateurs. Certains passaient la nuit devant le MoMA dans l'espoir de s'asseoir face à Abramovic, d'autres sortaient en larmes de leur rencontre avec l'artiste, toujours silencieuse et immobile, mais d'un charisme fascinant.

Le cinéaste Matthew Akers montre Abramovic en coulisse, dans sa vie de tous les jours, avec ses élèves. L'artiste apparaît telle qu'elle est en scène: théâtrale, forte et vulnérable, vraie et contradictoire.

Un seul bémol: pour ajouter une touche de drame au documentaire, le montage crée un «faux suspense» quant à l'issue de la performance. Malgré cette tentative malhabile, il s'agit d'une excellente introduction à l'art contemporain et à sa volonté de révolutionner la relation entre ses créateurs et les spectateurs.

Source: Mario Cloutier, La Presse

Suivi d'une discussion avec Danielle Boutet Coordonnatrice du Programme en Étude de la pratique artistique à L'UQAR.

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